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16/03/2017

Le Couloir

Le Couloir

    Je cours. Je cours dans un couloir, ce couloir. Non loin de là, devant moi, une lueur, une lumière. Il fait noir, je cours à l’aveuglette droit devant dans ce couloir étroit. Cette lueur me fait mal aux yeux mais lorsque je les ferme, c’est mon esprit qui a mal.
    Je suis vécu d’un pagne, de chausses en peau et, ai-je les mains ouvertes ou fermées, je l’ignore. Peut-être car sur mes avant bras et mes mains des peaux de bêtes.
    Je m’accroche à ce désir d’atteindre la lueur dans ce couloir sans fin, sans rien. Je ne croise personne. Je ne touche pas les parois. Seul le sol me supporte.
    Mais je veux atteindre mon but. J’accélère, je me contracte et me penche en avant. Je ne respire pas. Seules mes forces me guident et … Je marcherais me retourner, mes forces m’ont abandonnées. Je marche toujours vers cette lueur qui sans cesse recule.
    Où suis-je? Qui suis-je? Où est ma mémoire, je ne me souviens de rien?!
    Je cours, mes forces récupérées, je cours. Toujours plus vite, toujours plus fort… Je veux l’atteindre, cette lumière devant moi. Je hurle et me penche en avant pour aller toujours plus vite. Je ne m’arrête pas. Je ne regarde pas derrière.
    Sans me retourner, je me contracte encore plus et c’est la chute. Je me relève immédiatement et je continue ma course dans ce couloir.
    Je prends un rythme régulier mais je n’atteints toujours pas cette lueur. Je marche , épuisé.
    J’ai l’impression de tourner en rond dans un couloir qui semble lui bien droit.
    La marque lors de ma chute. Plus de doute, je tourne en rond. Je cours
    Je cours. Je cours, dans ce couloir vicieux pour atteindre une lumière qui me fuit. Je cours. Je cours plus lentement.
    Jusque là je pense ne m’être jamais arrêter. Je m’arrête. Les marques de ma chute se font innombrables. Depuis combien de temps je cours , quelle distance ai-je parcouru?Je marche, je l’ignore, la lueur s’arrête elle aussi. Sans me retourner, je l’observe.
    Les poings serrés envelopper de peaux de bête ,c’est vers un plafond bien bas, comme un dernier appel que je hurle mon incompréhension.
    La lueur s’approche et je traverse un monde. A l’arrêt, je me retrouve dans une vaste étendue où il n’y a rien , juste une lueur à l’horizon. Je ferme les yeux. Je ne me retourne pas car cette lumière me fait mal.
    Je marche puis m’arrête. Je respire. L’air dans mes poumons, les mains ouvertes. Je change de direction.
    Je prends sur ma droite et longe cette lumière à l’horizon. Qu’importe ma nouvelle épreuve, me voici libre à présent.

JEAN

27/02/2017

Coraline

Coraline

    Coraline est une jeune fille dynamique qui, à peine entrée à l’âge adulte, quitta le foyer familiale tout en poursuivant ses études, en ayant un travail dans la sidérurgie.

    Sa journée se termine à l’usine et le retour au vestiaire s’annonce agité. Sa passion le disco ; dés qu’elle quitte son casque de chantier, elle enfile un autre casque, celui de son walkman ,elle enlève ses chaussures de sécurité pour des basket et prend son sac à dos.
    A l’arrêt de bus l’ambiance est festive jusqu’à l’arrivée du car. Elle s’installe au fond qui, toujours vide, reste sa piste de danse préférée.
    Les gens, dans le bus se retourne, mais elle, elle danse sur les sièges du fond.
    Voici son arrêt et son chien Max l’attend patiemment, sa laisse dans sa gueule ; il a parcouru les trois kilomètre et demi qui séparent l’arrêt de bus de sa maison pour finalement s’arrêter sagement à l’arrêt de bus pour attendre le retour de sa maîtresse.
    Une fois descendu, walkman toujours sur les oreilles, Coraline et Max, son chien, fond un footing d’une dizaine de kilomètre; ; un petit détour avant de retourner à la maison.
    Tout çà en chanson et pas de danse rythmé. Une douche, des vêtements de rechange, un jus de fruits et la voilà reparti pour la faculté des sciences ou elle étudie la cryptologie.
    En troisième années, elle s’est fait un quotidien que son entourage admire : un travail pour payer ses études, un fidèle compagnon et un rythme infernale sont le quotidien qu’elle a adopté une fois partie de chez ses parents.
    La cryptologie la passionne et elle a déjà plusieurs projets qu’elle garde pour elle en attendant de les présenter à des professionnels.
    Elle espère, une fois son diplôme en poche, monter sa propre boîte de protection des données mais elle doit convaincre par l’innovation et s’occuper de sa vie personnelle.
    S’accorder un peu de temps, c’est trop fort pour elle, elle ne peut pas. Fréquenter et fonder une famille, elle y pense mais n’est pas pressée.
    A vingt quatre ans, elle a tout l’avenir devant elle et qui sait, qui elle va rencontrer ; au cours de ses recherches, pendant un footing ou … Une fois professionnelle? Va savoir, l’avenir le dira.

Fin de l'époque simple.

A suivre...

JEAN

10:26 Publié dans Nouvelle, Récit, Texte | Commentaires (1) |  Imprimer

24/02/2017

Page Blanche

Page Blanche

    Lorsque l’auteur de la page reste plus d’une heure devant sa page et que rien ne se passe, aucune idée ne transpire, pas la moindre fantaisie, aucun projet tant les projets ont été nombreux ; il ne lui reste que son sens de l’orientation à savoir tout ce qu’il lui est passé par la tête devant sa page blanche.
    Comme certaines fois , il vaut mieux «rester coucher», certaines fois la page blanche est la plus forte. Elle veut rester vierge et impose sa dictature. On ne peut pas lutter contre çà.
    Il n’y a rien d’autre que ses quatre volontés: faire autre chose ou s’écouter penser
    Des fois les idées sont capricieuses même si une page noirci fait toujours plaisir, il existe aussi des pages blanches très poussiéreuses
    L’auteur n’a qu’à contredire sa pensée en l’inscrivant petit à petit comme un journal de bord ou un journal intime. L’auteur n’a toujours pas l’étincelle mais sa page se noirci grâce à son sens de l’orientation, une orientation mentale et philosophique où l’amour propre, devant la puissante page blanche; en prend un sacré coup.
    Et même sous les nuages d’une journée morose , la page se décrit sans aucun sens, sans aucun intérêt, elle ne gagne pas à tous les coups mais cette fois , elle est la plus forte …

JEAN

 
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