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12/06/2018

L’étranger au rebours du temps

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L’étranger au rebours du temps

    Cette nuit-là, Barnabé fit nuit blanche. Accrocher à sa télécommande, il passa sa soirée, jusqu’au matin, à changer de chaine sur sa télévision.
    Cela ne lui était plus arrivé depuis très longtemps mais il ne se sent pas fatigué. Il habite seul dans une coquette petite maison de banlieue, un joli petit lotissement bien tranquille où tout le monde se côtoie.
    Il sort, entre dans son garage et démarre sa voiture. Il veut aller en centre ville mais très vite, il ne comprend pas ce qu’il se passe…
    Les voitures sur la chaussée roulent toutes en marche arrière, les piétons, les passants, les promeneurs marchent à reculons, et parlent un drôle de dialecte qu’il s’efforce de comprendre ; mais rien n’y fait.
    Il s’engage sur la route et très vite il crée la pagaille, ce qui ressemble à des klaxonnes l’interpellent. Afin d’atteindre le centre, à contre coeur et pensant que le monde est devenu fou, il roule à gauche suivant des véhicules qui font marche arrière.
    Le soleil vient de se lever… à l’ouest, il se mord le pouce de la main droite croyant à un cauchemars. Barnabé a mal, son coeur se sert, il reconnait tout ces gens qu’il côtoie chaque jour. Barnabé a certes des conviction quant à ce monde mais il est sidéré de stupéfaction.
    Difficilement il se gare près d’une boutique qu’il connait bien pour obtenir certaines réponses. Il entre…. comme une malédiction!… Les clients rapportent leur produit contre de la monnaie qu’ils mettent dans leur porte feuille, il marche à reculons et parlent à l’envers.

    - Le monde est devenu fou ou quoi !!! s’écria-t-il de colère.
    Tous vaquent à leur occupation jetant un regard froid en sa direction.
    Barnabé aperçoit un policier qui surveille la circulation mais là encore les automobilistes arrivent avec leur contravention d’excès de vitesse, et repartent à vive allure toujours en marche arrière.
    Pour lui, c’est soit l’oeuvre du gouvernement, soit un signe de Dieu, mais Barnabé n’a jamais cru en Dieu, soit une plaisanterie genre caméra cachée.
    Il se pose un moment sur un banc pour observer ce qu’il croit un rêve, plutôt un cauchemars ou la fin des temps …!
    Rien à faire, il n’y a plus de doute pour Barnabé, il est seul dans la ville ; personne ne le comprend, tout le monde l’observe comme un phénomène.
    Il voit même des jeunes courir à rebours pour rendre son sac à une dame et marche à reculons tranquillement.
    Persuadé d’être dans un rêve, il entre dans un bar et commande un café, mais pas de n’importe quelle façon, il s’approche de la cafetière et la désigne avec éclat de voix.

    - Je veux un café, tente-t-il de faire comprendre au barman, où celui-ci qui regarde ou regardait Barnabé d’un drôle d’air, marche à reculons pour reprendre un verre de bière à un client, un verre plein.
    Tout à coup, un jeune commis sort des cuisines à reculons avec un sac poubelle et éparpille une tasse et son écuelle en miette sur le sol quand subitement , la tasse retourne sur le comptoir, intacte du à la maladresse d’un client proche.
    Barnabé observe la scène et ni une ni deux se précipite sur la boisson pour la boire…
    Il rit à gorge déployée tandis que les clients émettent des sons apparentables à des rires. Barnabé paye son café mais un fourgon d’hôpital avec des «blouses blanches» entre à reculons…
    Il tente de parlementé avec ces soignants mais il est conduit dans un complexe expérimentale hospitalier. Un patiente dans l’ère à vivre s’approche de lui et lui dit :

    - C’est la fin du monde n’est-ce pas chaton!??…
    - Oh vous parlez, s’écrit-il avec soulagement mais ils n’eurent pas le temps de converser car Barnabé fut emmené dans une autre salle où au travers des vitre des cloisons, ne quitta pas des yeux cette femme dont il compris le sens de sa phrase.

    - étrange hôpital se dit-il, l’équipe de soin marche en avant, il ne sont pas bavard mais c’est plutôt rassurant.
    On lui fit signe de fermer les yeux et une lumière aveuglante traversa ses paupières. Barnabé est un peu déstabilisé, son sens de l’équilibre est rudement mis à l’épreuve et on l’allonge sur un brancard…

    - Encore un étranger au rebours du temps, dit un médecin, mais ça ira, il va s’en sortir, d’autres sont en attente, il faut faire vite …

    - Monsieur!… quel est votre prénom?…
    - Je m’appelle Barnabé, où suis-je…? Qui êtes vous, j’ai fait un rêve ou quoi ?!
    - Nous allons vous conduire en lieu sûr, ne vous inquiété plus…
    - Que c’est -il passé?…
    - Vous êtes tenu au secret : nous devons retrouver les autres…!
    - Les autres, quels autres…??!
    - Nous allons vous conduire à votre véhicule, vous rentrez chez vous, ne parler à personne de ceci, on vous contactera plus tard, passez une bonne …. fin de journée
    Amenez moi le suivant !!!!….

    Barnabé rentra chez lui exténué, il boit un café, mange quelques biscuits et s’écroula sur son lit.
    Sa tête est dans un brouillard total et il ne pense qu’à dormir… dormir .. pour sortir de cette affreuse journée… de fou.
    Au matin, Barnabé ouvre ses volets, récupère son journal sur le porche de son entrée, et, étonnamment, jeta un coup d’oeil au soleil encore bas…

    - c’est l’est…

    Il ne se souvient que de vague impression qu’il apparente à un rêve qu’il aurait fait. Sans s’en apercevoir, il avait franchi une frontière qu’il… ne fait pas bon d’emprunté mais il fut vite repéré et réorienté , son calvaire ne dura qu’une journée mais des équipes top secrètes cherchent encore beaucoup d’autres égarés, étranger… à ce drôle de monde… pour ne pas dire cette fin du monde.

JEAN

15:19 Publié dans Nouvelle, Récit, Texte | Commentaires (0) |  Imprimer

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