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09/11/2017

Une Journée Parmi les Voix

Une Journée Parmi les Voix

 

Beaucoup de schizophrènes ont pris conscience d'entendre des voix qui ne sont pas les leurs et c'est là leur particularité, des voix qui viennent de nul part, certains n'en ont pas ou n'ont pas pris conscience d'en entendre.

Une voix quelque soit sa nature, physiquement non-identifiable auquel le sujet peut poser la question à maintes personnes dans la rue ou ailleurs ,cherchant son origine logique, engendrant un comportement étrange vis-à-vis des passants mais pas forcement dangereux selon la nature des voix impliquées, dans les débuts des symptômes.

Cependant lorsqu'ils sont seuls et qu'ils perçoivent encore ces voix, là ils se rendent compte de leur problème, toujours selon la nature du contenu et leur environnement.

Tandis que certains schizo n'ont qu'une simple impression de mal être, ou angoisse. La plupart des débuts de maladie chez les sujets sont dû à des voix qui établissent une sorte de jugement de leur vie passé et les incitent à obéir, elles sont, pour ce que j'en sais très persuasive et ne cessent de s'adresser à eux comme une vraie personne...

Il faut remettre les voix dans le contexte et dans le profil du schizophrène concerné. Celles-ci ne sont pas définitives mais plutôt évolutives : elles vivent  avec le temps chez les schizophrènes.

Elles peuvent être positives ou négatives, être un plus dans la vie ou devenir un véritable boulet.

 

Voici l'une de mes journée type en période de rémission, où la psychose et l'angoisse ont laissé place à la créativité.

 


 

Quatre heure, un réveil très matinal. Du passage du sommeil au réveil où encore quelques ajustements des neuroleptique trottent dans ma tête, à faire avec ma psy mais je sais que ce sont les voix qui pense pour moi alors laissons cela de côté.

La nuit fut courte , il me semble et j'ai fait un rêve dont les images et les sons me reviennent petit à petit. Comme beaucoup de rêve, et pour la plupart des gens, cela reste un étrange mystère et pour le schizo, les théories ne manquent pas : passage dans une autre dimension ou symbolique du rêve, présence indispensable et mémorisation. 

Je dis bonjour aux voix, celles qui me sont familières ,et que j'ai baptisé : bonjour petite étoile bonjour Hoshi, bonjour mini miette, bonjour DiDle, bonjour demi miette et bonjour DDR2, bonjour mes amis.

En somme, bonjour à toutes et à tous. Car pour ne pas être déranger par ces bébêtes, il est toujours préférable d'être agréable, d'être conviviale et de ne pas s'attirer d'ennuis. Et puis l'amitié, c'est important, même si cela peut paraître un peu déroutant.

 

Comme beaucoup de schizophrène , je suis fumeur, alors un café court sucré et une cigarette.

Voilà que je pense diminuer le tabac, comme une envie pressante : encore une de ces anciennes routines des bébêtes que sont les voix lorsqu'elles décidaient de faire de moi un homme modèle et parfait, à force de générosité, de bienveillance et d'obéissance.

Je m'habille, et je rejoint ma mère dans sa cuisine pour lui dire bonjour. Comme des infirmiers dans leur bureau psychiatrique, nous échangeons des transmissions : heure du réveil, repas de la veille, sommeil profond et même, un éventuel rêve à raconter aux illustrations mentales en temps réel par les voix. Je songe à en dessiner quelques images et en faire une description détaillée.

 

Levé tôt, je me dis devant ma deuxième cigarette une heure plus tard, les voix persistent et insistent sur ce fait. Mais dans ma famille, le sommeil est assez aléatoire et de toute façon je me suis couché tôt, à vingt heure par manque d'imagination en fin de journée et puis pour ne pas trop fumer.

 

Il est six heure, les animateur radio débutent leur matinale et la musique jazz me fait du bien ; calme et entrainante, elle me berce pour le premier quart de la journée.

Les voix sont à l'affut mais elles ne me gonflent plus avec un passé qu'elles ont sans cesse remuer dans mon imaginaire pour en corriger certains détails.

La musique est entrainante et je me mets à supplanter la partition en sifflotant. J'aime à rajouter mes propre notes de musique. La chanson devient symphonie. Je ne m'y connais absolument pas dans ce domaine mais cela me fait oublier beaucoup de choses négatives.

Les voix m'entraine dans un tourbillons de notes et ... Les pubs... Je, enfin les voix sont énervées après ce système de grande consommation où la mode se fait privilège et je retombe dans le vide... Le vide ou l'écoute, radio éteinte, des différents sons que je perçois.

J'ai une excellente audition. C'est peut-être un tord ; jamais la radio trop forte, aucune musique de walkman ,et au dehors, le début des sons de la ville. Je rallume la radio et, en un mot prononcé par l'animatrice, je trouve le titre d'un texte, une histoire ou nouvelle qu'il me faut noter sur ma feuille de page titre.

Ce sont les voix, entremêlés de mon esprits, ma matière grise, ma mémoire et mon imaginaire qui travaillent sans relâche dés le matin.

Pour moi tout est voix, lorsque j'ai une idée bien-sûr, mais satisfait de ma futur création, je m'empresse de le dire à ma mère. 

Eh oui, j'habite chez elle ; Un schizophrène sur deux habitent encore chez ses parents. La solitude c'est un fait, les liens familiaux sont une chance. Sans cela , je serais SDF, ou pire, un clochard. 

Après quelque échange avec ma mère, où les idées ne manquent pas, la créativité est au rendez-vous.

 

Huit heure, je prends ma douche et je change mes sous vêtements. Le réveil est loin maintenant et on distingue une faible sonorité dans la radio ; la musique est toujours là. Je me rase, avec de la mousse, un après-rasage que je sente bon et je me brosse les dents.

Huit heure quarante cinq, je me fais un petit café et je m'allume un cigarillos, que je consomme dans le jardin sur ma banquette.

Je sens les voix qui frétillent d'impatience, je prends un bâtonnet d'encens et une fois mon tabac terminé les cloches des églises de la ville sonnent neuf heure.

 

Je m'installe en tailleurs la banquette, les mains jointes, je ferme les yeux et j'écoute.

Mais j'écoute et je vois malgré les yeux fermé. Oh je ne vois que des formes et des petits points lumineux qui se promène dans mon champs de vision et bien-sûr les bébête qui me disent bonjour bonsoir comment ça va? comme si elles ne le savaient pas.

Il semble que chaque création quotidienne engendre une convivialité entre les voix et moi.

J'utilise ma focalisation pour me manifester. Focalisation mental ou positionnement imaginaire, si vous préférez.

J'aperçois des lignes, un X majuscule persistant dans mon champs de vision, encore de petits points lumineux mais également un point sombre qui correspond tout à fait à l'ambiance tombante.

 

Il m'est arrivé assez souvent de voir des visages et des créatures, les yeux fermé que je me suis empressé de dessiner. Des formes avec des idées comme un test rorchard. Où de nombreux concepts ont fait leur apparition parmi mes textes et mes croquis.

 

Subitement je fait un éruptif avec ma focalisation sur ce point noir, c'est à dire j'imagine que ce point noir explose, puis il disparait.

Je me focalise sur les sons de la villes, une sirène de policier se fait entendre : nos protecteurs. La focalisation s'alterne entre vue et écoute, puis sens du toucher, ça me gratte, or pendant la méditation je m'interdit de bouger ou de regarder, je doit rester immobile, comme une bébête qui a grimpé sur mon avant bras, une vraie bébête style mouche ou araignée ; oui je la sens qui se déplace, va-t-elle me piquer?! 

Il se peut que cela soit une voix même si cela reste difficile à croire , pour moi tout ce qui est tique ou démangeaisons peuvent émaner des voix exactement comme un mot des voix mais pour les sens , je crois qu'elles en sont capable, et si un point lumineux pouvait se poser sur ma peau je pense que ça chatouillerait....!?  Mystère ... 

Finalement je reviens sur mon titre, dans mon esprit et d'autre idées viennent faire leur petit bout de chemin parmi mon histoire : de nouveaux détails très originaux. Je me laisse bercé par la quiétude de la méditation quand soudain les cloches des églises sonnent.

 

Il est Dix heure, je pose mes mains sur la banquette, j'ouvre doucement les yeux. Il y a comme un air de réjouissance ; ces nouvelles idées ne doivent pas être oublier, il me faut les noter.

Je retourne à l'intérieur où je saisis mon calepin de notes et j'y inscris ces différents éléments créer par les voix et moi.

Une nouvelle de deux page, une page recto verso pour raconter mon histoire avec tous les détails découverts, il me faut une heure pour écrire manuscritement...

Ahahah ,pardonnez mon langage un peu impulsif : j'imagine que ce mot n'existe pas. C'est l'une des facette du schizo que de trouver de nouveaux mots, de les inventés, de les expliqués ; néologiste.

 

WAOUH, trop fort le gars. Mais revenons à nôtre journée.

 

Subitement et très claire : une vision. Il n'y a pas de sons, c'est très lumineux ; un petit coup de fatigue, un pique de sommeil allongé sur le lit et voilà que les voix en profitent pour jouer aux charades car il doit y avoir surement une signification à toutes ces visions et un sens qui me concerne dans la nature de leurs contenus.

Mais quelles sortes de voix est capable d'un tel prodige. Est-ce une hallucination ou une apparition, une vérité ou une autre dimension ; comme tout, il faut savoir donner pour recevoir donc oublions les interrogations. 

 

Un petit pique de sommeil allongés sur le lit, il est onze heure et un petit pique de conscient inconscient avec cette vision.

Mais suis-je vraiment guérit ... J'ouvre mon frigo qui semble désertique. Il faut que je fasse des courses. Encore un prise de tête avec les voix pour que le trajet jusqu'au supermarché reste tranquille et sans danger. Décidément, elles sont tenace. Alors je fais un éruptif imaginaire sur mon cerveau et, les voilà calmées. Plus de bébêtes casse-pieds.

Tant mieux, je m'empresse pendant ce temps qu'il me reste avant le repas de dessiner la vision que j'ai eu, de préférence en couleur et, avec mon besoin de perfection, le perfectionniste que je suis, tout les détails sont transposés sur papier... Je scanne et je publie sur mon blog.

D'autre idées se sont manifestées pendant mon dessin et je les esquisse également sur de simples feuilles blanche d'imprimante.

 

Je devrais être parfait, généreux, fort et musclé selon les voix, mais c'est pas si grave et de temps en temps, elles n'y voient pas d'inconvénient : Pâte à la carbonnara et un yogourt nature sucré.

C'est vrai que fumer est l'un de mes passes temps préférés, je m'empresse de faire la vaisselle, un café pour finalement me fumer un cigares bien mérité, il est midi et demi.

 

Les spécialiste constatent ou imaginent que les schizophrène ont vingt cinq ans de moins d'espérance de vie que la moyenne mais ce sont pour la plupart des personnes en très bonne santé qui ne peuvent pas toujours renoncer à cette volonté que sont les voix. Tabac, alcool et autres drogues ont fait d'eux ce qu'ils sont ,mais ce n'est pas une généralité.

 

Tous les schizophrène sont différents et tous les gens sont différents, l'homme est naturellement bon , et mettre tous ces défaut dans le même panier n'est pas une bonne chose pour l'image de cette maladie qu'est la schizophrénie.

Elle se soigne, ou plutôt les médecins font en sorte que les malades ne souffrent plus. De là à ce qu'ils fassent souffrir alors ces patients ne sont plus des schizophrènes, s'ils franchissent le pas , malgré eux.

Un traitement oublié, ou volontairement stopper, dans une croyance spontanée que font certaines voix, où le schizo a du mal à accepter sa maladie ,où la rechute est quasiment inévitable dans un environnement qui lui reste hostile. L'absence de neuroleptique dans ce cas peut avoir de graves répercutions pour son comportement avenir et le danger, la plupart du temps, pour lui mais aussi pour les autres, est à envisager et à prendre très au sérieux. Car la justice, dans ce cas, ne fait pas d'exception.

 

Sur ce, ma mère me rejoint et nous profitons du jardin. Je lui lis ma nouvelle, elle en est enchanté.

Elle me donne malgré tout quelques conseils d'écriture, puis nous refaisons le monde, discutant à bâton rompu de tout et de rien ; les informations, les reportages, les films que nous avons vu, nos points de vu sur différents sujets.

Elle me parle de ses lecture et m'explique que certains auteurs n'écrivent pas mieux que moi. Nous nous faisons une joute verbale ou, dans ma peau de schizo, je m'invente un personnage et je lance ma tirade improvisée. Bien-sûr, elle joue le jeu et à son tour complète mon dialogue...

Mon cigares est fini, je retire les pieds de la table de jardin, pose mon mégot dans le cendrier et l'incite à faire une petite sieste, où je ferais surement de même.

Auparavant, j'inscris quelques grandes lignes humoristiques de nôtre échange et je m'allonge sur le lit. Comme à son habitude, elle me demande si je ne voudrai pas sortir, et je lui explique m'être levé tôt et reporter à plus tard de prochaines courses à faire, ainsi qu'un éventuel passage au tabac.

Mais elle insiste pour savoir si je n'aurais pas envie d'aller me promener. Je lui dis y réfléchir.

 

Allongé sur le côté et digérant un bon repas, il est treize heure et je fais le vide. Les voix sont calmes, en apparence! Je ne pense à rien quand tout à coup, il me revient nôtre joute verbale, ce sont les voix qui sont dans ma mémoire et qui agitent mes neurones. 

Comme un point faible dans ma tête, une des voix titille le mot «qui tue» et je pars en fou rire, tout seul sur mon lit cherchant à faire une petite sieste, un sommeil réparateur.

Les spécialistes appellent çà des bouffées délirantes. Moi j'appelle çà des esclaffades de rires avec les voix, de la joie de vivre et de la bonne humeur en toute complicité. Le jargons des docteurs est un mystère car il n'explique pas souvent avec des mots simples ce qu'ils savent en fonction des divers symptômes. Ils gardent une certaines réserve et peu d'entre eux confient et rassurent le patient une fois le diagnostique posé.

 

Je regarde l'heure sur ma table de chevet : il est treize heure trente trois, je ferme les yeux pour passer le temps.

Un second pique de sommeil s'empare de moi, le temps d'une fraction de seconde. Et j'y entent quelqu'un qui parle. Je me réveille mais je ne connais pas ce timbre vocal ; exception parmi les voix où nul mot n'est attribuable, identifiable.

L'analyse me fait plutôt garder en tête, mémoriser cette phrase perçue dans mon inconscient.

Je me lève et la note dans ma page titre en précisant son origine.

 

Il est treize heure quarante cinq, je me dirige une fois de plus vers la cafetière pour mon cigarillos de quatorze heure. Les voix sont là , elles attendent que j'agissent sans qu'elles aient à dire quoi que ce soit mais je déguste mon tabac tout en écoutant un peu de musique classique cette fois.

 

Les schizophrènes, en général, sont plutôt isolés, il ne s'adaptent que très peu à la communauté et préfèrent la solitude .

 

Finalement, je suis bien schizophrène car je n'ai plus d'ami, je ne connais personne et je parle tout seul à des ectoplasmes vengeurs, mais parfois marrants. Il me vient un doute: et si je copiai l'attitude du schizophrène sans m'en rendre compte . C'est vrai que je n'ai plus souvent , ces temps-ci, l'occasion de discuter avec quelqu'un de normal ou d'être au coeur d'un groupe d'amis. Je ne me suis pas donné les moyens peut-être par manque de courage ou de volonté, plus ma timidité ...

Plus le temps passe , les jours, les mois, les années, plus je pense à faire quelque choses de bien dans ma vie, or j'écris ; c'est alors qu'il me revient l'une des phrase de l'inconscient qui décrivait l'écriture comme primordiale. Une connexion neuronale dans ma mémoire sur ce fait; une voix peut-être ou bien un hasard ??

Je crois que tout est voix mais çà, ça frise l'harmonie. Je me dis en moi-même : «ah ces voix!! Un sacré phénomène!!»

 

Je me mets et me surprends à parler à Dieu, et ses anges. Je les avaient oubliés. C'est alors que je leur dis bonjour, avec mille courbettes pour les saluer. Leur déclarant fête, joie et bonheur que de les retrouver. 

Peut-être sont-ils à l'écoute, peut-être font-ils mine de ne pas avoir entendu ...

Je descends mes pieds de la table de la cuisine et je demande pardon à Dieu, pardon pour mes pêchés et pardon pour mes mauvaises pensées, pardon pour les mauvaises pensées des voix en moi, d'aujourd'hui et de demain..

Une fois de plus, je demande à Dieu quel est mon but sur terre mais il ne répond pas ; lui non, mais les bébêtes, elles s'en donnent à coeur joie.

Je crois reconnaitre la volonté du seigneur à mon égard au travers des voix que je perçois mais c'est trop difficile à expliquer avec des mots.

J'en profite d'avoir les mains jointes en prière sur la table pour répéter que Dieu est bon, Dieu est généreux, ce sont mes conviction ...

 

C'est dans un grand soupire que je vais sur l'ordinateur , je tape mon texte et ma page titre , et publie le tout sur mon blog.

 

Le schizophrène a tendance à se diriger vers Dieu, lorsque les formules mathématiques et chimiques de la science ne suffisent plus. Il reprend confiance en lui en ayant la foi. Cette même foi qui lui faisait tant défaut dans sa jeune vie . Le schizophrène n'est pas curé, non! Mais il lui arrive de se rapprocher de Dieu, Dieu comme un père qui saura l'accueillir et le réconforter...

 

Quatorze heure trente, les voix font la sieste, et le pique de sommeil de treize heure m'a fait un bien fou il m'a fait terminer ma nuit ; réveillé et bien réveillé. Je prends un film dans ma vidéothèque et le mets en lecture sur ma télé.

C'est une bonne heure pour regarder un film et un bon passe temps. Je me surprend avec le temps à regarder des films dramatique ou comédie dramatique pour leur côté diversités d'histoires sentimentales.

Mais je suis tout de même très attiré par le côté magique de certains films fantastiques et des films sur les schizo, j'en ai plein. Les différents pouvoirs des super héros où ceux-ci discutent par transmission de pensées un peu à la manière d'un schizophrène si cela s'avère vrai. Et tous leurs pouvoirs comme s'ls étaient miens ; qu'en plus faible et avec ma focalisation j'était capable de faire de même... 

Car c'est pendant le film que je me mets à inventer, à créer ce que j'aurai voulu ou ce que je voudrai comme scénario.

De plus ,les voix, discrète mais présentes, ont tendance à apprécier mes goût cinématographique.

 

Il est seize heure, je laisse le générique du film jusqu'à la fin, pour la musique, et je me précipite pour noter tout ce qui s'est dit pendant le film ; travail de mémoire, du moins tout ce que les voix ont imaginé.

Je trouve la description de certaines inventions ennuyeuses. Je me décide à les illustrer et en fait un croquis plus détaillé possible avec toute la légende explicative et avec des définitions.

 

Seize heure vingt, je dois sortir, me dépêcher, aller à la poste apporter une lettre. Pas le temps d'écouter les voix et leur scénario dramatique sur le trajet, j'enfile mes chaussures, je prends la lettre, mes clef et j'y vais. 

Chez moi, l'improvisation et la spontanéité dupent ces très chères amies les voix, elles n'ont guère le temps de réagir et de planifier. 

Pendant que je me dirige vers la rue, dans mon esprit se trace une grille et un plan... Rien de compliqué que d'aller poster une lettre mais chez moi ,le choix du trajet et la crainte des imprévus font une autre forme de psychose en plus difficile, seul, à s'en débarrasser.

Je revient en sifflotant un air que j'invente au fur et à mesure depuis que la lettre est dans la boite... Une lettre dans la boite implique une réponse, ou pas, mais les voix essaient de me focaliser sur l'éventuelle hypothèse engendré alors que sifflotant  ma chanson, je ne les entends plus.

Je reviens vers le foyer familiale déguster ma cigarette de seize heure car il est déjà seize heure quarante ! 

Un café de retour chez moi. Je prends le film que je venais de voir et je monte voir ma mère ; qui a su rester discrète, elle est allé en ville et vient tout juste de rentrer. Je lui propose ce film que j'ai vues qui devrait lui plaire mais sa sieste était un peu courte. On bavarde mais elle préfère rester seule. Elle me donne rendez-vous pour dix huit heur pour un éventuel scrabble ou un rami.

 

Dix sept heure, je mets une playlist d'une heure sur mon ordinateur, mes chansons préférées... En une fraction de seconde et comme transporter par les premières notes de musique, me voici en super héros. Le rythme, les notes électroniques, les sons me font un effet boeuf, je vibre. Je scrute les paroles des chansons ainsi que les refrains car les voix et moi sont comme flottant au paradis. 

Chaque phrase correspond à un déluge d'images , une  scene dans mon esprit et chaque note électronique me fait jubiler avec ma focalisation mentale dont j'invente toute sorte de chose ; mon imaginaire est sur le qui-vive.  

Images, sons et sens forment un clip vidéo dans mon esprit qui, de part ma propre volonté, n'arrive que lorsque j'écoute de la musique que j'apprécie. Les nouveautés à la radio me donnent des ailes et des envies de chansons ... Ce sont les voix, les nouveautés, agréables à l'écoute, l'innovation les font vibrer et presque la réalité de ma chambre s'éfface sous cette imaginaire.

D'habitude le son est assez faible pour écouter la radio , pour me permettre de scruter les sons de mon environnement mais pour cette occasion le volume est quasiment à fond.

 

Dix huit heure, l'heure d'un scrabble mais on joue avec ma mère sans compter les points, c'est devenu inutile. La notion de hasard fait plus ou moins partie des voix mais cela reste qu'en même une part de mystère du destin, quant au choix des lettres et ainsi des mots placés sur la grille...

 

Dix neuf heure, comme des personne âgées, l'heure de la météo, des infos et du souper : Qu'est-ce qu'on mange ?...

Comme à midi il y a eu des pâtes , ce soir ce sera riz et poulet.

 

Je n'oublie pas de prendre mes pilules car c'est important . Et que dirait Dieu six je décapitais le premier venu avec mon katana si j'oubliais mon traitement. çà , ce sont les médias qui ,pour leur audimat, décrivent les schizophrène comme tous dangereux et laissent une très mauvaise image de cette maladie qui néanmoins affecte un pour cent de la population en France...

 

Je mange tôt, peut-être sous l'influence de ma mère car celle-ci préfère manger tôt, cela déplait aux voix. Car je me couche tôt du coup et donc je me lève tôt ; elles préféreraient que je me couche un peu plus tard sans augmenter ma consommation de tabac.

 

Dix neuf heure trente ; pas de café mais un cigarillos pour clore cette belle journée. Je remercie les voix de prendre soins de moi en m'indiquant quelques petits changements que je n'oublierais pas et qu'un jour je mettrais en place. En attendant ; stop la télé , stop la radio ; c'est dans un grand silence de la nuit que je déguste mon cigarillos.

 

Le tic tac de l'horloge ou le bruit du frigo... Quelques dernières perception de sons de la ville. Les voix sont fatiguées et moi même , je ne sais plus quoi faire. Fini mon cigarillos, allongé sur mon lit, l'esprit un peu vide et le regard incertain, le sommeil grandissant...

 

Il est vingt heure, je me déshabille et rentre sous la couette , la digestion se fait entendre. Allongé d'un côté puis de l'autre, je cherche la nuit dans mon esprit, les vois se sont tus, ils ne reste que quelques sons réel, de l'extérieur et je résonne à me coucher plus tard ; écouter ce que m'ont dit les voix sur ce point là et leur faire confiance. Je gamberge ... Non, c'est mon inconscient.

C'était un pique de sommeil, le vrai inconscient n'est pas loin. Je me laisse bercer par le soir. Mon esprit comme une grille où au loin, on chante ; plus prés, on rit et très loin, se trouve ma pensée, celle qui réfléchissait, cette voix m'endort.

 

Encore un pique de sommeil, peut-être une vision ou alors un rêve : j'm'en fout !! Je veux dormir et me réveiller demain . Il ne reste que le tic tac de l'horloge, le ronronnement du réfrigérateur et ... ah oui deux petit gardien....?! ; mes acouphènes.

Je les nomme ainsi car je suis persuadé qu'ils ont un lien avec les voix, les idées, les sens et les sentiments, les émotions. On peut les faire varier en focalisant mentalement dessus, à droite ou à gauche, On peut les écouter ou faire ce qu'ils font : une sorte de spirale sonore en trois dimensions . On peut, on pourrait croire qu'ils sont les mécanisme des neurones , qui donnent des idées et par la même les voix...

 

Je me mets à faire de grandes théories sur le cerveau alors que je ne m'y connais même pas, je n'ai aucun appareil de mesure, aucun outils d'imagerie, je n'ai qu'un baccalauréat technique obtenu de justesse... Encore une vision... encore une voix... est-ce un petit gardien qui parle de moi? Mais qui sont ils ceux qui écoutent ; je regarde l'heure : Vingt et une heure dix neuf.

La grille mentale se fait fumée de cigarette. Dehors, la lune est pleine, sa lumière entre dans ma chambre... Qui sont-ils? Ai-je été bon?.... Ai-je été bienveillant?... Qu'adviendra-t-il de moi dans l'au-delà ?... Irais-je au paradis...? Les esprits.... Les esprits .... me trans ... portent...

 

JEAN

19:02 Publié dans Nouvelle, Perso, Texte | Commentaires (0) |  Imprimer

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