logo Blog50.com
Blog 50 est un service gratuit offert par Notre Temps

16/03/2017

Le Couloir

Le Couloir

    Je cours. Je cours dans un couloir, ce couloir. Non loin de là, devant moi, une lueur, une lumière. Il fait noir, je cours à l’aveuglette droit devant dans ce couloir étroit. Cette lueur me fait mal aux yeux mais lorsque je les ferme, c’est mon esprit qui a mal.
    Je suis vécu d’un pagne, de chausses en peau et, ai-je les mains ouvertes ou fermées, je l’ignore. Peut-être car sur mes avant bras et mes mains des peaux de bêtes.
    Je m’accroche à ce désir d’atteindre la lueur dans ce couloir sans fin, sans rien. Je ne croise personne. Je ne touche pas les parois. Seul le sol me supporte.
    Mais je veux atteindre mon but. J’accélère, je me contracte et me penche en avant. Je ne respire pas. Seules mes forces me guident et … Je marcherais me retourner, mes forces m’ont abandonnées. Je marche toujours vers cette lueur qui sans cesse recule.
    Où suis-je? Qui suis-je? Où est ma mémoire, je ne me souviens de rien?!
    Je cours, mes forces récupérées, je cours. Toujours plus vite, toujours plus fort… Je veux l’atteindre, cette lumière devant moi. Je hurle et me penche en avant pour aller toujours plus vite. Je ne m’arrête pas. Je ne regarde pas derrière.
    Sans me retourner, je me contracte encore plus et c’est la chute. Je me relève immédiatement et je continue ma course dans ce couloir.
    Je prends un rythme régulier mais je n’atteints toujours pas cette lueur. Je marche , épuisé.
    J’ai l’impression de tourner en rond dans un couloir qui semble lui bien droit.
    La marque lors de ma chute. Plus de doute, je tourne en rond. Je cours
    Je cours. Je cours, dans ce couloir vicieux pour atteindre une lumière qui me fuit. Je cours. Je cours plus lentement.
    Jusque là je pense ne m’être jamais arrêter. Je m’arrête. Les marques de ma chute se font innombrables. Depuis combien de temps je cours , quelle distance ai-je parcouru?Je marche, je l’ignore, la lueur s’arrête elle aussi. Sans me retourner, je l’observe.
    Les poings serrés envelopper de peaux de bête ,c’est vers un plafond bien bas, comme un dernier appel que je hurle mon incompréhension.
    La lueur s’approche et je traverse un monde. A l’arrêt, je me retrouve dans une vaste étendue où il n’y a rien , juste une lueur à l’horizon. Je ferme les yeux. Je ne me retourne pas car cette lumière me fait mal.
    Je marche puis m’arrête. Je respire. L’air dans mes poumons, les mains ouvertes. Je change de direction.
    Je prends sur ma droite et longe cette lumière à l’horizon. Qu’importe ma nouvelle épreuve, me voici libre à présent.

JEAN

Les commentaires sont fermés.

 
Accueil Blog50 | Créez gratuitement votre blog | Avec notretemps.com | Toute l'info retraite | Internet facile | Vos droits | Votre argent | Loisirs | Famille Maison | Cuisine | Jeux | Services | Boutique