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08/02/2017

Le Berger

Le Berger

    - Qui es-tu, toi? Dit ce qui semble être un chevalier en arme sur sa monture.
    - Je suis un berger égaré. Répond le vieil homme
    - Où sont tes bêtes?
    - Dévorées par les loups …
    - Il faut en informer le Comte! Viens avec moi, suit moi!

    Arrivé dans un nouveau comté, le berger suivit le chevalier. Les sujets de cette petite enclave n’avaient d’yeux que pour ce nouveau venu ; Un homme, d’un certain âge, se dirigeant vers le château, avec un grand bâton. Est-ce un enchanteur, un magicien. Le nouveau mage du Comte?
    Les rumeurs ne manquaient pas mais le chevalier, fidèle servant de son maître, jeta un regard sur la foule pour faire taire ses ragots.

    - Pas d’arme dans le château, seul les seigneurs ont le droit d’être armé. Donne moi ton bâton! S’exclama un des gardes à l’entrée du domaine.
    - Mais ce n’est pas une arme. Je suis un vieil homme, j’en ai besoin. Dit le berger d’une voix craintive.
    - Je te le rendrais lorsque tu sortiras.

    Le seigneur, descendu de sa monture, fit signe au berger d’entrer sans crainte. Il lui fit signe de s’approcher de la grande table du Comte.
    Apprenant qu’un nouvelle horde de loup trainait dans son domaine, le Comte fit envoyé quelques hommes pour une battue et demanda à son fidèle chevalier:

    - Qui est cet homme?
    - C’est un berger dont les bête ont été dévorées par les loups. Il n’est pas d’ici…
    - Nous avons nos bergers, nos propres bergers du Comté l’ami. Que comptes-tu faire?
    - Je suis un berger nomade, je vais de ferme en village isolé et …
    - Qu’à cela ne tienne! Combien de bête avais-tu?
    - Une douzaine, mon seigneur!
    - Nous te les rendrons pour que tu puisse reprendre ta route ; Ramenez moi ces loups …!

    Le berger put reprendre sa route avec de nouvelles bête qu’il apprit vite à connaître ne manquant pas de remercier le Comte pour sa générosité.
    Il parcourut de très grande distance pour enfin apercevoir une ferme où il proposa au fermier le lait de ses brebis en échange d’un peu de pain et de fromage.
    Ce berger est un fin connaisseur des plantes qui poussent à l’état sauvage et sait reconnaître où il faut faire paitre ses brebis, ce qui donne au lait qu’il propose, un goût exquis.
    Le berger alla  à la rencontre des villages afin de faire du troque. Les enfants des villageois se régalèrent du lait qu’il partageait.
    Au fil de ses escales , il eut un sac pour mettre des provisions, une couverture, de quoi faire du feu et de quoi se nourrir sur ce long chemin incertain sur lequel il s’était engagé.

    - Mes amies, nous allons dormir là cette nuit. Dit-il à ses brebis, quand soudainement une voix derrière lui dit :
    - Que viens-tu faire ici?

    Le berger, se retournant aperçu des hommes d’église, en toge qui visiblement l’avaient suivit.
    - Je pensais pouvoir partager mon lait avec l’habitant de cette maison mais il n’y a personne. Elle est en ruine , abandonnée. Je pensais y passer la nuit avant de reprendre ma route
    - D’où viens-tu? Dit le moine d’un ton très doux.
    - Je ne sais plus mais récemment , un Comte m’a donné ces bête! Celles que j’avais auparavant avaient été dévoré par les loups … Est-ce lui qui vous envoie?
    - Comptes-tu traverser les montagnes…?
    - Mon chemin est sans fin, tant que j’aurais assez de force, voulez-vous vous restaurer avec moi …?
    - Tu es un homme bon. Merci de ton invitation mais nous devons partir . Que Dieu te garde…!

    Le berger fut doublement surprit de cette petite visite. Il put traire ses bête, faire un feu et se reposer pour la longue traversée qui l’attend le lendemain. En chemin, le moine dit à ses frères.

    - C’est un magicien… Il rebroussera chemin…
    - Un puissant magicien…. Bienveillant!…

Au cours de la nuit, le feu encore crépitant, le berger fit un étrange rêve qui le sortit du sommeil. Inquiet de cette vision, il n’en ferma pas l’oeil du reste de la nuit s’inquiétant pour ses bête et ce qu’il allait devoir affronté de l’autre côté de ces montagnes ; Guerre, sang, tueries au centre d’un conflit dont il ne devait s’en mêler…

JEAN

15:55 Publié dans Nouvelle, Récit, Texte | Commentaires (1) |  Imprimer

Commentaires

Bonjour ! wouah ! j'y suis, je vois tout et en couleurs, car mon imaginaire est ainsi, c'est comme les livres, et alors, et alors, va dire la petite fille en moi, y a t il une suite, et pourquoi là- bas çà serait si triste, et pas que des joies? des merveilles, des rires, des cadeaux et non ce que vous pensez ?

Écrit par : Lady Catherine | 08/02/2017

Les commentaires sont fermés.

 
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